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đŸŒĄïž Gestion du moteur

Gestion du moteur

En introduction, voici quelques termes importants Ă  savoir pour rĂ©ussir votre passage par ce module. Manifold ou en français collecteur, c’est le collecteur d’admission des gaz.

En gĂ©nĂ©ral on y mesure la pression. C’est important car la pression Ă  laquelle on envoie les gaz dans le moteur dĂ©termine la quantitĂ© d’air qui rentre dans le cylindre par rapport Ă  son volume. Donc d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la pression se lit en mmHG (millimĂštre de mercure) sur les pressiomĂštres de l’époque. Donc Ă  750 mmHG nous sommes Ă  la pression atmosphĂ©rique. Vous noterez que d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, c’est cette pression qu’indique votre pressiomĂštre lorsque le moteur est arrĂȘtĂ©.

Une fois le moteur lancé, comme vous avez un turbocompresseur (supercharger en anglais), la pression peut dépasser cette valeur de 750 mmHG. Attention, pour chaque moteur il y a une pression limite à ne pas dépasser.

Les RPM (rotations par minute). On parle ici du nombre de tours par minute effectuĂ© par l’hĂ©lice. Comme celui-ci est directement liĂ© au moteur, ces deux valeurs sont liĂ©es mĂȘme si diffĂ©rentes.

Sur la plupart des avions, ce sont les deux valeurs citĂ©es prĂ©cĂ©demment sur lesquelles vous influez et uniquement celles-ci. Cependant, Il vous faut comprendre comment fonctionne la mĂ©canique d’une hĂ©lice pour comprendre pourquoi votre avion avance et surtout comment le faire avancer plus vite.

Le pas d’hĂ©lice

Hélice à calage fixe

L’hĂ©lice est calage fixe est la solution la moins coĂ»teuse. L’hĂ©lice est en effet d’un seul bloc. Les avions pourvus de ce systĂšme d’hĂ©lice Ă  calage fixe peuvent ĂȘtre comparĂ©s Ă  une voiture ayant qu’une seule vitesse. Le calage fixe est donc un compromis entre une accĂ©lĂ©ration correcte (dĂ©collage) et une vitesse de croisiĂšre suffisamment rapide.

En vol sur ces avions, le rĂ©gime moteur est liĂ© Ă  la vitesse de l’avion. Ce rĂ©gime augmente si la vitesse de l’avion augmente. Ce rĂ©gime diminue si l’avion ralentit.

La conduite du moteur avec une hĂ©lice Ă  calage fixe se fait uniquement par la commande de puissance (ou commande de gaz). En augmentant cette commande de gaz, on augmente le couple du moteur et comme le calage est fixe, la vitesse de rotation de l’hĂ©lice augmente.

Le seul moyen de contrĂŽle est le rĂ©gime moteur que l’on peut voir sur le TachymĂštre (RPM)

Hélice à calage variable

Ce systĂšme permet de choisir le calage de l’hĂ©lice et d’obtenir le calage le plus adaptĂ© pour toutes les phases de vol.

Ce mĂ©canisme de variation du calage d’hĂ©lice comporte Ă©galement un mĂ©canisme de rĂ©gulation qui permet au pilote de choisir une vitesse de rotation de l’hĂ©lice et donc du moteur. Cette vitesse de rotation du moteur peut donc rester constante quelle que soit la vitesse de l’avion.

Par l’utilisation de la commande du pas d’hĂ©lice, nous modifions l’incidence de la pale qui se comporte comme une aile d’avion.

Pour la phase de dĂ©collage, nous prendrons un rĂ©glage « plein petit pas » pour obtenir la puissance maximale. Nous pouvons assimiler cela Ă  la premiĂšre vitesse d’une voiture.

Pour la phase de croisiĂšre, nous prendrons une rĂ©glage « grand pas » afin d’augmenter l’incidence de la pale et de mieux « mordre » dans l’air en fonction de la vitesse croissante de l’avion.

Pour aller plus loin

Pour comprendre ce qu’est le pas d’une hĂ©lice, il faut commencer par faire une comparaison qui, bien que fausse, aide Ă  bien comprendre ce qu’est le pas d’une hĂ©lice. Imaginez une vis. Faites un tour avec cette vis et mesurez de combien la vis a avancĂ©.

« Tada ! », vous avez un pas d’hĂ©lice, ou si vous prĂ©fĂ©rez, vous savez de combien avance l’hĂ©lice lorsqu’elle effectue un tour, soit un pas d’hĂ©lice
 vous suivez? bien.

Une fois que vous avez compris ça, c’est bien vous avez l’idĂ©e
 sauf que : Comment une hĂ©lice souffle de l’air ?

Pour envoyer de l’air en arriĂšre, une hĂ©lice d’avion ou un rotor d’hĂ©licoptĂšre utilise le mĂȘme principe. Celui dit de Venturi ou autre car il a mille noms mais basiquement qui consiste Ă  faire diminuer la pression en dessous d’un profil et Ă  l’augmenter au-dessous par rapport Ă  la pression normale. Ainsi le profil est aspirĂ© par la diffĂ©rence de pression.

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Ce n’est pas la vis qui rentre dans les matĂ©riaux mais l’avion qui se dĂ©place dedans. Ce n’est pas l’hĂ©lice qui dĂ©cide de combien elle avance mais c’est la vitesse relative de l’air qui arrive sur l’hĂ©lice. Pas de panique, le mot relatif ne signifie pas voyage dans le temps ici mais simplement que en additionnant :

  • la vitesse de dĂ©placement de l’avion;
  • la vitesse Ă  laquelle l’hĂ©lice aspire l’air vers elle.

On obtient la vitesse relative ou si vous prĂ©fĂ©rez, du point de vue de l’hĂ©lice, Ă  quelle vitesse l’air me tape dessus.

Donc si vous prĂ©fĂ©rez, le pas de l’hĂ©lice ne dĂ©pend pas uniquement de l’inclinaison de celle-ci, mais aussi de la vitesse de l’avion. Donc, en fonction de la vitesse Ă  laquelle l’avion vole, vous pouvez ĂȘtre amenĂ© Ă  faire des modifications.

Regardons rapidement 4 cas pour mieux comprendre :

image.png

Si l’on prend Vd pour vitesse de dĂ©placement et Vr pour la vitesse de rotation de l’hĂ©lice, on obtient en faisant la somme de ces deux vecteurs (oui les petites flĂšches comme ça, ça s’appelle un vecteur) R qui reprĂ©sente la vitesse rela- tive Ă  laquelle l’air frappe le profil de l’hĂ©lice.

  • Cas n°1 : on voit que Vd est trĂšs grand par rapport Ă  Vr. Dans ce cas, l’angle entre R et la corde de la pale est trop grand, l’hĂ©lice n’aura pas d’effet Venturi, Il n’y aura pas d’aspiration. Votre hĂ©lice tournera dans le vent (si je puis dire) et l’avion ralentit jusqu’à ce que Vd soit suffisamment petit pour que l’hĂ©lice ait Ă  nouveau un effet (c’est ce qui se passe en piquĂ©).
  • Cas n°2 : lĂ  ça marche.
  • Cas n°3 : Vd est trop faible. Il faut soit ralentir le RPM pour diminuer Vr, soit modifier le pas c'est-Ă -dire l’angle ÎČ.
  • Cas n°4 : la ça marche Ă  nouveau.*
  • Cas n°5 on voit que lorsque l’on va dans le sens A on diminue le pas et lorsque l’on va dans le sens B on l’augmente.

Comment faire dans un simulateur de vol :

La gestion du pas sur les avions allemands est simple. DĂšs les annĂ©es 30 les premiĂšres hĂ©lices Ă  pas variable vont apparaĂźtre, les avions vont pouvoir atteindre de nouvelles vitesses. L’intĂ©rĂȘt du pas variable (par rapport Ă  une hĂ©lice en bois style premiĂšre guerre mondiale) va se faire sentir tout de suite. On va donc mettre en place un nouveau type d’hĂ©lice : l'hĂ©lice Ă  rĂ©gime constant (constant speed propeller). Celles-ci vont permettre une utilisation simple.

Vous me direz pour les 109 et les FW ?

Pas de soucis, la gestion est entiĂšrement automatique. Vous ne gĂ©rez mĂȘme pas le rĂ©gime moteur, uniquement les gaz. (Attention, il n’en sera pas de mĂȘme avec les BF 109 E7, dont il faudra bloquer le RPM max)

Si toutefois vous voulez passer en rĂ©gime manuel, sachez que le 109 a une hĂ©lice Ă  pas variable et non Ă  vitesse cons tante. Il vous faudra donc choisir des touches pour faire varier le pas. On pourra par exemple utiliser les mĂȘmes que pour le rĂ©gime moteur.

Donc lorsque vous manipulez votre RPM et votre puissance moteur, voici ce que vous devez faire :

  • Augmentation de puissance :
    • On augmente les RPM;
    • Puis on augmente les gaz.
  • Diminution de puissance :
    • On diminue les gaz;
    • Puis les RPM.

Pour les pilotes les plus avancés, on peut rajouter une étape ainsi :

  • Augmentation de puissance devient :
    • Augmentation de la richesse;
    • Puis des RPM;
    • Puis des gaz.
  • Diminution de puissance :
    • On rĂ©duit les gaz ;
    • Puis RPM;Puis la richesse.

À vitesse constante, lorsque vous ĂȘtes en vol de croisiĂšre, votre leader vous donnera les informations suivantes : rĂ©gime moteur et pression d'entrĂ©e. Vous apprendrez vite Ă  repĂ©rer ces deux cadrans qui vous seront indispensables pour pouvoir voler sur chaque appareil.

Si vous diminuez les RPM et que vous percevez un bruit de moteur anormal ou une oscillation des aiguilles d’instruments, cela signifie que votre rĂ©gime moteur est trop faible par rapport Ă  la puissance des gaz que vous avez et donc que l’hĂ©lice n’arrive pas Ă  caler un pas convenable. Ces ratĂ©s risquent de faire sauter votre moteur.

Mixture & Turbocompresseur

La Mixture (en anglais), ou bien la Richesse (Terme appropriĂ© en français) est la quantitĂ© de carburant injectĂ©e par rapport Ă  la quantitĂ© d’air injectĂ©e dans le moteur.

En quoi cette quantitĂ© est importante me direz-vous ? On n'a plus qu’à mettre un truc fixe et basta non? eh bien si les avions Ă©taient des voitures, vous n’auriez pas tout Ă  fait tort. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale la richesse nĂ©cessaire au fonctionnement optimal d’un moteur reste la mĂȘme jusqu’à 1000 m, et mĂȘme jusqu’à 2 000 m les performances sont sensiblement les mĂȘmes. En fait, plus on gagne de l’altitude, moins il y a d’oxygĂšne et donc moins de molĂ©cules Ă  brĂ»ler par mĂštre cube d’air. Donc si l’on veut maintenir la richesse constante alors que notre avion monte, il faut diminuer le ratio air/essence (richesse) et inversement lorsque l’on descend.

Tout d’abord il faut bien voir qu’un avion n’est pas une voiture. Je ne parle pas du fait qu’il y ait des ailes sur un avion mais bien du type de moteur. Lorsque l’on utilise une voiture, on utilise un maximum de puissance lors des accĂ©lĂ©rations et aprĂšs, c’est plutĂŽt calme. En effet, il ne faut pas plus de 35 ch pour rouler Ă  130 km/h avec une voiture lĂ©gĂšre. Par contre, en avion c’est diffĂ©rent. Le moteur doit en permanence utiliser de grosses puissances. Par exemple, pour un La-5 Ă  500 km/h au ras du sol, vous utilisez 1700 ch en continu, c.-Ă -d. la puissance maximale. Donc comme vous l’aurez compris, le moteur d’un avion envoie la patate en permanence car il doit lutter contre les frottements de l’air qui augmente avec V3 (vitesse au cube) ou si vous prĂ©fĂ©rez, si Ă  400km/h le coefficient de traĂźnĂ©e est de 1, Ă  500 km/h il est dĂ©jĂ  de 1,95 soit 2 fois plus alors que la vitesse n’a augmentĂ© que de 25%, soit 100 km/h.

On s’accroche, il nous reste un peu de thĂ©orie Ă  comprendre pour pouvoir finir cette partie.

Donc dans un moteur d’avion, on a vraiment besoin de toute la puissance et donc la richesse compte beaucoup. Afin d’avoir la richesse optimale et ce quelle que soit l’altitude et la puissance demandĂ©e il faut ĂȘtre attentif.

Si vous volez cĂŽtĂ© allemand, pas de soucis. Les ingĂ©nieurs allemands conscients du manque de carburant se sont empressĂ©s de mettre au point un systĂšme de richesse automatique disponible sur la plupart des avions. Si vous ĂȘtes russe, il va vous falloir apprendre deux ou trois trucs.

Tout d’abord il y a 3 qualificatifs principaux pour la richesse :

  • riche
  • optimale
  • pauvre

Lorsque vous ĂȘtes sur Riche, votre moteur fonctionne mais la consommation de carburant est importante et au-dessus de 3 000 m n’importe quel appareil peut obtenir de meilleures performances avec une richesse optimale plutĂŽt que riche.

Lorsque vous ĂȘtes en Optimale, vous avez la richesse vous permettant d’obtenir la puissance maximale Ă  l'altitude Ă  la vitesse oĂč vous volez. C’est la richesse idĂ©ale lors d’un combat.

Lorsque vous ĂȘtes en richesse Pauvre, vous avez moins de puissance, mais la combustion est toujours complĂšte et donc l’avion aura tendance Ă  Ă©conomiser du carburant. Attention Ă  ne pas trop jouer les radins tout de mĂȘme si vous n’avez pas une richesse suffisante, votre avion aura des ratĂ©s.

Richesse du mélange essence-air

Pour fonctionner de maniĂšre nominale, le ratio essence/air appelĂ© mixture (EN) ou richesse (FR) envoyĂ© au moteur doit ĂȘtre ajustĂ© en fonction de l’altitude, voire des phases du vol selon le type d’appareil.

Il existe différentes méthodes pour ajuster la richesse.

MĂ©thode 1: flammes d’échappement

Si vous avez un avion vous permettant de voir les flammes au niveau des échappements et que vous voler tÎt le matin ou le soir, vous pourrez observer la couleur des flammes.

  • oranges = riche;
  • bleues oranges = optimale;
  • bleues = pauvre.

Méthode 2 : instruments

Si vous ne pouvez voir les flammes d'Ă©chappement de votre appareil, il va falloir vous fier aux instruments et au son des moteurs. DĂšs que vous ĂȘtes en formation ou du moins en vol stable et que vous avez un instant, au lieu de ne rien faire, rĂ©glez votre richesse

En fait, on baisse lĂ©gĂšrement celle-ci. Normalement les RPM de l’appareil devraient descendre puis remonter lĂ©gĂšrement jusqu’à une valeur supĂ©rieure Ă  celle prĂ©cĂ©dente. DĂšs que la valeur n’augmente plus, vous ĂȘtes en rĂ©gime pauvre.

Volets de radiateurs (eau, huile)

Pour ce chapitre, ce sera trĂšs simple : plus les radiateurs sont ouverts, plus la traĂźnĂ©e de l’avion augmente. Elles n’ont peut-ĂȘtre l’air de rien ces petites trappes mais entre ouvertes et fermĂ©es, vous pouvez perdre jusqu’à 20 km/h voire plus sur certains appareils.

Bien sĂ»r si ces trappes sont lĂ  c’est bien parce que l’on ne peut voler toutes trappes fermĂ©es en permanence. Il faut laisser de l’air passer Ă  travers les radiateurs pour pouvoir refroidir l’huile (lubrifiant), l’eau (liquide de refroidissement) quand il y en a, ou bien directement les cylindres du moteur.

RepĂ©rez bien vos cadrans. RepĂ©rez les positions des aiguilles afin que les tempĂ©ratures soient optimales (60°C huile, 80°C eau). Avant un combat, laissez dĂ©libĂ©rĂ©ment votre moteur se refroidir. Durant un combat ou une passe de bombardement, vous fermez les volets pour gagner de la vitesse. Vous n’oublierez pas de vĂ©rifier rĂ©guliĂšrement vos instruments moteurs.

Mise Ă  jour le 25 oct. 2026